mercredi 18 janvier 2017

Tu tueras le Père de Sandrone Dazieri

Année d'édition : 2016
Édition : Pocket
Nombre de pages : 672
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de 8 ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas au drame familial et fait appel à un expert non conventionnel : Dante Torre. Aussi ironique que paranoïaque, il n’est pas un spécialiste en disparitions d’enfants pour rien. Kidnappé à l’âge de 6 ans, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ». Et Dante en est sûr aujourd’hui : le Père est de retour…



Fiche de Tu tueras le père sur le site de l'éditeur 

C'est un roman très particulier qui m'a marqué par sa construction: des chapitres "avant" qui sont très détaillés, limites dérangeant par leur minutie et leur précision. De plus on ne sait pas quel personnage ça concerne, ce n'est qu'une fois bien avancé dans le roman qu'on devine qui ça concerne.
Puis on fait connaissance de Colomba Caselli, qui est une flic en repos suite à une tragédie. Son patron fait appel à ses compétences de manière informelle. Il lui demande de se mettre en rapport avec Dante Torre, rescapé d'un enlèvement lorsqu'il était enfant et capable de décrypter les mensonges, les omissions dans les témoignages et souvent consulté à titre d'expert.

Une drôle d'équipe que forme ces deux rescapés de la vie et qui sont tous deux bien esquintés par leurs épreuves.

Les personnages sont vraiment très intéressants, et Sandrone Dazieri cultive le mystère à leur sujet une bonne partie du livre. Bien sûr il y a l'enquête qui est prenante, mais pour ma part j'ai été vraiment séduite par les protagonistes de cette histoire. Ils sont vraiment déchirés de l'intérieur mais avancent grâce à de petits stratagèmes connus de ceux qui essaient de survivre malgré leurs handicap. Et ces deux-là vont reconnaître en l'autre les difficultés qui les assaillent quotidiennement et curieusement ils vont se soutenir et avancer ensemble malgré les nombreuses embûches de leurs investigations. On est en haleine tout du long, car il y a toujours plus de choses à comprendre et malgré l'épaisseur du bouquin on est happé dans les méandres de l'horreur. Il faut aussi dire que les détails sont crus et dérangeant, l'auteur ne nous épargne rien. Il y a pourtant de très beaux moments forgés dans les blessures et j'ai adoré ça!

Et l'épilogue nous promet une suite tout aussi prenante! J'ai hâte!
Merci à Louve et son forum Mort-sûre ainsi que les les éditions Pocket pour ce partenariat!

Chronique de Distact
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L'ombre de Stephen Lloyd Jones

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket
Nombre de pages : 535
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Elle fuit. Elle est terrifiée. A l'arrière de la voiture, sa fille de sept ans dort paisiblement. Sur le siège passager, son mari se vide de son sang. Lorsqu'elle arrive de nuit à Llyn Gwyr, une maison de campagne perdue dans les montagnes arides du Pays de Galles, Hannah Wilde sait que plus rien ne sera jamais comme avant : sa mère est morte, son père a peut-être subi un destin pire encore, et l'implacable prédateur qui s'attaque à sa famille est à ses trousses. Elle ne peut faire confiance à personne. Elle ne doit faire confiance à personne. Désormais elle ne peut plus fuir, et sa seule issue est d'affronter Jakab, un ennemi dont elle ne connaît ni l'identité ni le visage.




Lien de L'ombre sur le site de l'éditeur

L'ombre... sous ce titre simple et énigmatique se cache un roman très surprenant et véritablement abouti. Jusqu'aux dernières pages, je n'ai cessé d'aller de surprises en surprises complètement conquise par cette histoire qui se déroule sur plusieurs générations. Suivre trois époques différentes aurait pû être un frein, mais c'est tellement abouti et bien amené que l'auteur offre là une pépite du thriller fantastique.

Tout débute de manière haletante et effrayante. Hannah fuit quelqu'un. Elle est terrorisée et tente de protéger et sa file Léah et son époux Nate. Mais voilà, elle sait qu'ils ne seront jamais à l'abri du chasseur qui les traque eux et ses proches depuis plus de 120 ans maintenant. (L'histoire commence en 1873 et se termine de nos jours.) Chaque épopée raconté à plusieurs époques différentes donc, finit par rejoindre les autres et chaque ficelle conduit à la même pelote. C'est très abouti et l'auteur a fait en sorte de transformer ce roman en un concentré d'action, de rebondissements et de cadavres... C'est d'un gai !

Au départ, j'étais captivée par la simple histoire de Hannah. Son mari est grièvement blessé, il se vide de son sang sur le siège passager de leur voiture. Le pauvre, l'espoir s'amenuise de le sauver à temps. Le temps qui les presse et les stresse. Hannah n'a pas que Nate à sauver. Leah est à l'arrière, petite fille innocente qui ne peut que subir les événements. Fuir encore et toujours. Se méfier de chaque individu, qu'elle le connaisse ou pas. Valider chaque personne qui l'entoure en lui posant des questions sur le passé, pour être sur qu'il s'agit bien de la bonne personne et pas de Jakab. Parce que l'ombre c'est l'histoire d'un groupe de personne les Hosszù élet. Des personnes qui ont la capacité de vivre trois fois plus longtemps qu'un humain, se régénérant et surtout capable de prendre l'apparence de qui ils veulent.

Alors forcément, l'ennemi de Hannah n'est pas n'importe qui et il n'abandonnera jamais ! Jakab est vieux. Pourtant il n'en a pas l'air et durant tout le roman, c'est finalement lui le personnage principal puisque toute l'intrigue se déroule avec lui comme personnage clef. Jakab qui tombe sous le charme d'une jeune femme. Une humaine. Le voilà prêt à tout pour elle tandis qu'il fuit les Eleni après avoir manqué une importante réunion obligatoire pour les gens comme lui. Mais l'élue de son coeur va l'oublier et se perdre dans les bras d'un autre. Et là Jakab devient fou. Le voilà prêt à tout faire pour retrouver son amour peu importe à quelle époque. Le voilà qui traque sans relâche les descendantes de son premier amour, prêt à revêtir toutes les apparences possibles pour parvenir à son but. Qu'est-ce que j'ai aimé ce personnage torturé par l'amour et qui pourtant n'a aucune pitié pour tuer ceux qui se mettent en travers de son chemin !

Ce roman regorge d'excellents ingrédients. En plus de se créer une mythologie complexe et cohérente, l'Ombre est avant tout l'histoire de quatre générations confrontés à la folie d'un seul et même homme. Je disais plus haut que nous suivions l'histoire de Hannah, mais Hannah n'est finalement que le dénouement de cette grande épopée à travers le temps. En 1979 nous nous retrouvons à Oxford en compagnie de Charles qui, sans savoir pourquoi, est littéralement obnubilé par Nicole, une jeune femme qu'il a rencontré plusieurs fois. Lorsqu'il se décide à la suivre pour la retrouver parce qu'il en ressent le besoin, il va découvrir que la jeune femme et sa mère fuit un homme : Jakab. Vous l'aurez deviné, Charles et Nicole sont les parents de Hannah. Et on va aussi suivre son arrière arrière grand mère : Erna en Hongrie en 1874, premier amour de Jakab.

Une histoire d'amour, de passion sauvage, de jalousie et de haine, voilà ce qu'est l'Ombre. En plus d'être un thriller haletant, une course poursuite destructrice contre la montre, l'Ombre est une belle histoire sur la différence et la folie de la passion. Jakab est un monstre dans tous les sens du terme, certes, mais au delà de ça, j'ai eu de la pitié et de la compassion pour ce garçon qui possède une tare vis à vis des autres comme lui. Enfant rejeté, monstre pour certains, assassin pour d'autre, Jakab tente simplement de se trouver une place quelque part et de connaître le bonheur.

Vous allez vibrer pendant votre lecture, découvrir des histoires du passés tragiques et pourtant très bien amenés. Les Hosszù élet vont vous passionner, vous empêcher de dormir. Vous allez détester Jakab, mais nul doute que finalement vous aurez de l'affection pour cette âme perdue. Vous aurez beaucoup de peine pour Léah, cette petite fille qui doit subir les erreurs de ses ancêtres, trop jeune pour comprendre les enjeux réels.

L'Ombre m'a captivée. Pire, il m'a marqué et je sais que je lui réserve déjà une place dans mon top 2017. Une lecture comme je les aime, pleine de surprises, complexe et aux détails foisonnant pour crédibiliser encore davantage cette mythologie atypique. A dévorer d'urgence ! COUP DE COEUR !

Les plus :
- La mythologie des Hosszù élet ! Extra et très abouti !
- Le choix de raconter l'histoire sur trois époques différentes pour comprendre chaque personnage et chacune de leur décision.
- La plume de l'auteur : détaillé, vivante, pleine de peps.
- L'amour et la folie d'une passion dévorante qui rend fou jusqu'à pourchasser les descendantes de l'être tant aimé.

Les moins :
- Peut-être complexe à saisir pour un non initié en fantastique et thriller.  

Chronique de Louve
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Lux, tome 4 : Origine de Jennifer L. Armentrout

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 412 pages
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
L’expédition du Mont Weather s’est soldée par un échec et la disparition de Katy. Fou de rage et rongé par la culpabilité, Daemon est prêt à tout pour retrouver sa trace… quitte à mettre les siens en danger ou faire cavalier seul.
De son côté, Kat n’a qu’une préoccupation : survivre. Et entourée d’ennemis, elle ne pourra s’en sortir qu’en s’adaptant. Mais de l’autre côté de la barrière, les choses ne sont plus si simples : qui du Dédale, des humains, ou même des Luxens doit-elle craindre le plus ?
Bien qu’ensemble Katy et Daemon soient capables de soulever des montagnes, leur couple sera-t-il assez solide pour affronter la vérité ?


http://www.jailu.com/albums_detail.cfm?id=50517&categID=2796

J’attendais avec impatience la sortie du tome 4 de Lux, si vous avez lu le tome 3, vous savez pourquoi ! Nous avions quitté Katy en bien mauvaise posture et je ne voyais vraiment pas comment elle allait pouvoir s’en sortir.

Je dois bien avouer que le début a été très éprouvant, j’ai eu beaucoup de pitié pour ce qu’ils lui faisaient endurer, pour tout ce que notre jeune amie devait subir et faire. J’ai encore la nausée rien qu’à m’en souvenir. Et c’était encore pire d’avoir le point de vu de Daemon dans cette attente, cette angoisse de savoir qu’il lui arrivait quelque chose d’affreux mais qu’il ne savait ni quoi ni où.
Il va devoir faire des choix très dur, auxquels vous et moi n’aurions jamais pensé.

Finalement, je pense que c’est le tome le plus mature que nous offre ici J.L. Armentrout. On découvre Katy bien différente de la douce jeune fille qu’on connaît, on la voit résister à d’innombrables choses, accepter avec le recul beaucoup d’idées mais réfléchir aussi, à des choses qu’elle aurait rejeté en bloc quelques tomes plus tôt. Finalement c’est une femme plus qu’une fille qu’on découvre ici, une femme qui veut se battre pour son peuple, mais aussi pour sa Terre, une femme qui fera tout ce qu’il faut pour survivre sans aller contre ses valeurs. C’est un combat que l’on va suivre douloureusement et avec fébrilité, se demandant chaque jour, chaque page, s’il va réussir à survivre à cette nouvelle épreuve.

Daemon n’est pas en reste non plus, ici, il va grandir à sa manière. Bien entendu, on le trouvera toujours taquin, drôle et plein de vie. Mais l’épreuve qu’il va subir, la perte de Katy et ce dont il n’a pas pu la protéger, va le changer, je ne dirais pas que ça le détruit, mais ça ne le laissera pas indemne.

De plus, beaucoup de situations atroce vont avoir lieu dans ce roman, plus que la détention de Katy, ce que va créer cette situation par la suite, va engendrer beaucoup trop de choses incontrôlable. Ce sera un effet boule de neige qui nous mènera à un tome 5 encore plus attendu que ce tome 4.

J’ai aussi vraiment adoré, les nouveaux personnages que l’auteure met en place, leur nouvelle fonction d’Origine, c’est un part fascinante de l’histoire que je n’avais pas pris en compte et qui me semble donner un tout nouveau relief à cette saga. Je pense qu’on va avoir bien des surprises dans le tome 5 !

Cependant ce n’est pas un coup de cœur, malgré les multiples émotions par lesquelles je suis passée, malgré la maturité que prend cette histoire et ses personnages ainsi que les multiples pistes pour la suite. J’ai été assez déçue par le couple Katy-Daemon dans ce tome. Leur retrouvaille est finalement assez rapide mais tombe dans le cliché, vous trouverez une Katy incapable de parler à cet homme, et pourtant qui va se jeter dans leur histoire sans vraiment y réfléchir. Je comprends leur besoin d’aller plus loin, de s’aimer jusqu’à la fin, mais j’ai trouvé certaines parties un peu ridicule, trop précipité et restant dans leur travers habituels de « Je ne te parle pas, parce que j’ai peur de ta réaction » surtout puisqu’on sait qu’elle a causé la mort d’Adam de cette manière.

En bref, c’est une suite magnifique qu’on découvre ici, pleines d’émotions, de rebondissements, de renouveau et d’idée les plus inimaginables possibles. C’est impossible que vous refermiez ce livre sans avoir eu la nausée, sans avoir eu la larme à l’œil et surtout sans avoir eu le besoin oppressant de lire la suite sous peu ! Malheureusement il nous faudra attendre jusqu’à avril, mais croyez-moi, je vais trépigner d’impatience jusque-là !

Je remercie les éditions J’ai lu ainsi que Louve du forum Mort Sûre pour leur confiance renouvelé et ce magnifique partenariat !

Chronique de Ferilou
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Mises à mort de Danielle Thiéry

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 410 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Edwige Marion, jeune commissaire décidée, est confrontée à une série de meurtres atroces, apparemment sans mobile. Pour tout indice, des pollens de la forêt des Landes, quelques cheveux, et une intuition obsédante : tout semble lié à la corrida. Une histoire de sang et d'angoisse, d'hallucinations et de folie criminelle.









http://www.jailu.com/albums_detail.cfm?id=50332

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions J'ai Lu et Louve pour la découverte de cette auteure que je ne connaissais pas.

Le récit s'ouvre sur une scène de meurtre en cours où l'on a le ressenti de la victime à demi-inconsciente qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Puis l'on fait rapidement connaissance avec l'enquêtrice principale qui fait son jogging au bord du Rhône, et aperçoit un attroupement sur les berges du fleuve, deux de ses adjoints sont déjà sur place entourant le cadavre d'une jeune femme qui vient d'être repêchée. Il s'agit du corps d'une avocate disparue il y a un mois, elle est son client un ancien torero ne s'étaient pas présentés à une audience pour escroquerie. Le corps de l'ancienne gloire de la tauromachie avait été retrouvé nu et atrocement mutilé à son hôtel et les policiers ne disposaient que peu d'indices, un K-Way plutôt ancien avec dans les poches du pollen et quelques cheveux blancs. Une clocharde avait contacté la police à l'époque signalant qu'elle avait vu une femme qui dansait sur la rambarde de son balcon faire une chute mortelle. Mais les policiers à leur arrivée à l’hôtel de l'avocate, le corps avait disparue et l'orage effacé toute trace. Ils n'avaient alors pas tenu compte des dires de la pocharde. Ce n'est qu'après la découverte du corps de la jeune femme et sa mention dans les journaux que la commissaire et ses adjoints furent contactés par la femme de chambre de l’hôtel, à l'époque hospitalisée , une jeune femme blonde était venue voir l'avocate peu de temps avant le signalement de sa chute.

Avec peu d'indices l'enquête démarre plutôt mal pour la commissaire et ses adjoints de la DPJ de Lyon. Mais la découverte d'un corps d'un corps dans la forêt des Landes présentant les mêmes blessures signalé par le légiste et l'identification des pollens vont amener les enquêteurs à se rendre dans les Landes d'où l'avocate était originaire.

On suit en parallèle le déroulement de l'enquête, de l'équipe de Lyon, renforcée par les enquêteurs de la DPJ de Bordeaux chargé du meurtre des Landes avec les scènes où la meurtrière poursuit sa vengeance avec un certain acharnement qui n’épargne pas une victime collatérale.

Si le fait que le lecteur connaissance depuis le début l'identité du meurtrier est préjudiciable au déroulement de l'enquête qui semble maladroite, l’intérêt du récit ne réside pas sur ce point, mais dans les motivations qui conduit le sérial-killer à poursuivre sa vengeance pour exorciser un traumatisme subi à l'adolescence. L'enquête en elle même n'avance pas et le chemin du meurtrier croisera de nombreuses fois celui des enquêteurs qui peinent à rattraper leur retard sur le lecteur.

Mais l'intérêt de l'histoire ne réside pas sur l'enquête mais sur ce qui se passe dans l'esprit du meurtrier qui remonte petit à petit ses souvenirs sur le drame qui s'est déroulé dans sa jeunesse. Le point fort du récit extrêmement noir réside sur le cheminement des pensées et des visions du meurtrier au fur et à mesure qu'il se rappelle les détails de la tragédie familiale qui s'est déroulé il y a quelques années et les crimes vont se succéder au fur et à mesure que reviennent les visages des acteurs et témoins du drame. L'intensité du roman se fait plus oppressante au fur et à mesure que l’auteure dépeint le climat dans lequel a vécu le meurtrier et ce qui l' a poussé à agir : une vie sans amour, un rejet, des brimades dans un milieu où autant les hommes que les femmes sont sans scrupules, un monde de violence, un monde où l'alcool coule à flots jusqu'à la déviance pousse au paroxysme de la cruauté et aussi. Un acte odieux approuvé par le maître tout puissant et dont la crainte qu'il cause à son entourage interdit à tous de révéler ce qui s'est passé tant aux acteurs de la tragédie qu'aux témoins impuissants.

A l'opposé de l'intrigue toute en maîtrise, l'on pourrait s'étonner que l'auteure nous serve la sempiternelle guère de service entre la police et la gendarmerie, et aussi tous les clichés possibles, allant du policier cow-boy à la nymphomane, en passant par l'intello homosexuel, le commissaire dragueur impénitent, l'adjoint qui ne se remet pas d'une liaison passée jusqu'à la commissaire qui à l'impression d'avoir gâchée sa vie sentimentale, mais cette manière de procéder ne fait que renforcer la gravité des faits qui se déroulent. Et la légèreté dans les échanges verbaux permettent aux enquêteurs de compresser entre les moments difficiles de la constations des scènes particulièrement violente.

L'auteure nous livre avec Mises à Mort un très bon policier sombre à souhait et qui donne envie de retrouver l'équipe d'enquêteurs dans une enquête aussi intense.

Chronique de Goupilpm
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Les Légions de poussière de Brandon Sanderson

Année d'édition : 2016
Edition : Outre fleuve
Nombre de pages : 474
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Joel est un élève de la prestigieuse académie Armédius et un passionné de Rithmatique, cet art étrange qui permet à ceux qui ont reçu le don de dessiner d'une simple craie des figures quasi impénétrables et de donner vie à des créatures fantastiques. Mais Joel ne possède pas ce talent, il ne fait que rêver de rejoindre les rangs des étudiants rithmaciens.
Ses lectures et recherches en solitaire vont pourtant s'avérer très utiles. Ayant réussi à devenir l'assistant de l'éminent professeur Fitch, Joel se trouve dans le secret de l'enquête sur les disparitions qui frappent les jeunes élus de l'université. Tout semble indiquer qu'ils ont subi des attaques de crayolins, ces êtres de poussière de craie en deux dimensions qui dévorent les hommes. Mais comment est-ce possible ici, si loin de la ligne de front de Nebrask, défendu par les meilleurs rithmaciens?






Fiche du livre Les légions de poussière sur le site de l'éditeur


Brandon Sanderson est un auteur que j'apprécie beaucoup. Ses romans sont très souvent originaux et drôlement addictifs ! Ce fut un coup de coeur extra pour Warbreaker et Coeur d'Acier, aussi j'avais hâte de le découvrir dans un registre plus orienté jeunesse et fantasy. La lecture fut drôlement bonne, même si j'ai trouvé que ce premier tome (semble-t-il) était parfois un peu lent.

Ici on fait la connaissance d'un étudiant, Joel. Ce dernier étudie à la prestigieuse académie Armedius où beaucoup d'élèves sont des Rihmaticiens. Comprenez, ils possèdent le don de la Rithmatique et peuvent grâce à de simples craies créer des crayolins pour se battre en duel ou protéger Nebrask où la guerre fait rage face aux crayolins sauvages. Vous êtes perdus ? Comme je vous comprends, je l'ai été aussi pendant une bonne trentaine de pages.

Pour résumer Joel est passionné par la Rithmatique. Un art qui permet grâce à des craies donc de donner vie à des créatures de notre imaginaire. Ne vous y trompez pas, la Rithmatique n'est pas accessible à tous. Il faut avoir le don, du talent pour le dessins et pour les mathématiques. Joel a beaucoup de talent, mais il n'a pas le don (on reviendra sur cette raison plus tard dans le roman) ce qui ne l'empêche pas d'étudier de A à Z cet art qu'il vénère presque. Son père est décédé et il vit seul avec sa mère, femme de ménage dans l'université ce qui lui permet d'accéder gratuitement à celle-ci. Sans quoi, devant sa pauvreté, il n'aurait jamais pu étudier dans cette prestigieuse école. On revient d'ailleurs souvent sur sa pauvreté à Joel et à sa mère. Et c'est un peu pour cela qu'il est tant en retrait et tellement heureux lorsqu'on a besoin de lui pour les bien d'une enquêtes où de jeunes élèves de rithmatique disparaissent subitement.
Citation :
" Un penny, commenta Melody d'une voix blanche.
Joel hocha la tête.
- C'est tout l'argent de poche que tu reçois pour une semaine?
- Une semaine ? répéta-t-il. Melody, ma mère me l'a donné l'an dernier pour mon anniversaire.
Elle le regarda fixement un moment.
- Oh la vache. Tu es vraiment pauvre alors.
Il rougit et rangea le penny dans sa poche." Page 238
Joel est donc un enfant très pauvre et il ne l'a jamais caché aux autres. C'est aussi la raison pour laquelle il se sent rejeté et seul au sein de l'université puisque personne ne cherche à vraiment le connaître et devenir ami. Du coup, j'ai très vite apprécié ce petit gars qui part de quasi rien et devient utile et important pour résoudre une enquête de grande envergure. Parce que c'est ça le moteur de ce premier opus. Des enfants disparaissent, la police est sur l'enquête, mais aucun policier ne possédant de don rithmatique, forcément, ils pataugent beaucoup pour résoudre l'affaire.

Ya bien quelque chose qui me surprend énormément avec cet auteur : son imagination sans limite. Le mec utilise une simple craie comme point de départ et parvient à créer un univers nouveau et une magie inédite. Ca,ça me surprend et surtout, ça me plaît beaucoup. J'aime quand l'auteur ne se ferme pas et laisse son imagination prendre le pas sur l'histoire. Dans les Légions de Poussières, le monde a changé et une guerre fait rage à Nebrask où sont envoyé les meilleurs rithmaciens pour empêcher les crayolins sauvages d'attaquer les gens normaux. C'est audacieux et si au départ j'étais un peu perdue et perplexe face à tant d'idées, très vite, grâce à Joel on comprend mieux. L'auteur prend également soin de nous expliquer les lignes rithmatiques,(ligne d'Egide, ligne de barrage, ligne de création - les crayolins, et les ligne de vigueur.) Grâce à de nombreux schémas, on devient vite incollable sur le sujet !

En plus d'avoir crée une nouvelle magie et une nouvelle Terre (oubliez celle que vous connaissez !) l'auteur dresse une galerie de bons personnages. Entre l'adolescent très intelligent, mais très pauvre totalement obsédé par un don qu'il ne possède pas, une adolescente qui possède ce don, mais ne semble pas du tout en être ravie, un vieux professeur complètement dépassé et dans son monde et le policier perdu et perplexe, nos héros sont attachants et crédibles. Ils ont chacun un rôle qui leur est propre et je n'ai pas eu la sensation qu'ils se marchaient mutuellement dessus, laissant le champ libre pour les autres.

J'ai beaucoup de choses à dire de ce roman. J'ai passé un très bon moment et je regrette juste que parfois c'était assez lent. Entre les explications très intéressantes mais complexe de l'art de la rithmatique et l'enquête pour retrouvé les étudiants disparus, il faut bien avouer qu'entre temps il ne se passe pas grand chose de très excitant. La répartie de Melody est cependant l'une des meilleures choses de ce premier opus et je suis curieuse de voir la suite des événements.Grosse mention à l'auteur qui nous offre un héros attachant, pauvre, intelligent, parfois un peu trop fier de son intelligence, mais tellement adorable.

Les plus :
- L'univers
- La magie

Les moins :

- Quelques longueurs



Chronique de Louve
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mercredi 4 janvier 2017

Piégés de Christy Saubesty

Année d'édition : 2016
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 384 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Londres, 1853.
Aaron Wendell, riche héritier à la réputation sulfureuse, n’imaginait pas que sa vie serait bouleversée par une banale partie de campagne.
Pas plus que la jeune Abigail Fischer, qui pensait avoir connu suffisamment de drames pour toute une vie.
Dans leur dos, les jalousies s’exacerbent et dans l’ombre, l’ennemi les guette…








Une romance historique qui respecte bien les codes du genre, l’auteur a parfaitement su s’imprégner de l’atmosphère victorienne du XIXème et romantique typique de ce genre de roman, toutefois on regrette une certaine facilité dans l’intrigue et plus encore, un côté lassant et redondant dans le dernier tiers du roman.

Abigail Fisher est la fille d’un médecin renommé qui s’occupe des plus riches et aristocrates du grand monde. Cependant, depuis un accident survenu une dizaine d’année plus tôt, elle a perdu sa mère et est devenue aveugle. Une infirmité qui lui ferme, a priori, les portes d’un mariage et lui prive de l’amour d’un homme. Mais lors d’une mondanité à la campagne, Abby manque de se noyer dans un lac. Lord Wendell est intervenu suffisamment tôt pour lui éviter la noyade mais certainement pas les rumeurs qui pourrait coûter l’honneur d’Abbygail. Dans le respect des lois des gentlemen, Aaron décide de se marier avec la jeune aveugle, c’était évidemment sans compter sur une ancienne amante bien décidée à reprendre ce que la jouvencelle lui a pris.

Dans l’ensemble, le roman se lit bien. Christy Saubesty a une écriture très fluide, très douce qui colle comme il se doit avec son histoire et le genre du roman. On est vite embarqué dans un univers victorien aux codes bien régis, dans l’ambiance des libertins et des courtisanes qui trouvent dans l’ombre, le plaisir de la chair partagée, mais aussi dans celle de la bienséance, des jeunes filles innocentes posées et élégantes, charmantes et parfaitement adaptées aux convenances. Un univers très romantiques, très doux, très tendre qui se confronte à la luxure et à la débauche. Les deux personnages, héros de cette romance historique, représente chacun un de ses univers à part entière de l’époque.

Abbygail est une jeune fille innocente qui n’a jamais approché un homme si ce n’est pour le soigner et uniquement sous la présence chaperonne de son père. Elle ne croit plus en l’amour, même si elle en rêve secrètement comme toutes les jeunes filles de son âge. Abby est une fille forte, têtue et qui accepte les découvertes de l’intimité d’un couple avec beaucoup de curiosité mais aussi de plaisir. Elle se retrouve mariée suite à un quiproquos, alors qu’elle ne souhaite imposer sa tare à personne, et pis encore ne souhaite pas que son propre mari la déteste parce qu’ils ne partageraient rien d’autre que les convenances. En cela, le personnage est bien dépeint et c’est plutôt original d’avoir dressé le portrait d’une aveugle, l’idée d’ajouter ce handicap renforce bien évidemment l’intensité à la romance mais plus particulièrement à la sensualité qui se dégage du roman. Elle a également du caractère et n’hésite pas à affronter Aaron, partage ses désaccords mais reste naïve, ce qui lui jouera bien des tours.

Aaron traîne une réputation épouvantable, considéré comme l’un des plus grands débauchés et libertins de la noblesse. Il cumule les conquêtes, ayant un attrait particulier pour les femmes expérimentées et dévergondées. Aussi quand il se retrouve marié à une vierge innocente qui n’a pas eu l’éducation donnée aux jeunes filles de l’époque avant le mariage,  cela le rend nerveux et le fait énormément douter de sa capacité à la respecter dans l’intimité et à la rendre heureuse. C’en est même parfois excessif et c’est là que le dernier tiers du roman vient faire retomber la pression agréable et très sensuelle qui s’était établit entre les deux personnages. A force de se poser des questions, de fuir sa femme, de douter pendant une longue période, le récit perd de sa saveur, devient redondant voire même rébarbatif.

Heureusement, ce n’est qu’une faible partie du récit mais qui a toutefois gâché un peu mon plaisir. Par ailleurs, pour en revenir au positif, les personnages secondaires sont prometteurs, Crawford, Ellworth, Gillian et Lady Selina intriguent énormément tant sur leur passé que sur leur avenir potentiel. Enfin, il y a cette couverture très attractive, ce blanc gage de pureté évidente, ce que l’on retrouve dans le personnage d’Abby et ses touches rouges qui inspirent la passion que l’on retrouve dans le personnage d’Aaron, c’est plutôt très réussi !

En bref, un roman qui avait très bien commencé, qui me faisait battre vivement le cœur quand les deux personnages s’apprivoisaient mais qui s’essouffle malheureusement par trop de questionnement des héros et une facilité dans la finalité du récit. Toutefois, s’il y a une suite, je la lirai certainement, car les personnages de Crawford et de Gillian m’ont bien tapés dans l’œil et j’aimerai vraiment beaucoup connaître leur avenir et leur histoire.

Je remercie Louve du forum Mort Sure et son partenaire les éditions Pygmalion pour ce tendre partenariat.
 
Chronique de Walkyrie

Les étoiles de Noss Head, tome 1 : Vertige de Sophie Jomain

Année d'édition: 2016
Editions : Pygmalion
Nombre de pages : 496
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d'imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar... Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l'inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu'on croit.
Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s'attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l'esprit a choisi : c'est elle, son âme soeur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu'il n'est pas tout à fait humain ?
Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours...



Ce roman, je l'ai finis ya quelques jours. Le 24 précisément et j'aurais du donner mon ressenti de suite. Mais voilà on ne fait pas toujours ce que l'on veut et il m'aura fallu attendre ce soir pour le rédiger et vous le donner. L'avis n'est donc plus à chaud, et s'il l'avait été, il n'aurait été que positif. En y réfléchissant de plus près, oui j'ai passé un très bon moment avec ce premier tome de Noss Head. Vraiment. Ya énormément de qualité, mais quelques petits détails m'ont un peu fait chipoter .

Je connais Sophie Jomain pour felicity Atcock, série qui me plaît beaucoup et à force de la rencontrer dans divers salons, j'avais envie de découvrir le roman qui l'a rendu aussi populaire auprès des lecteurs. Quand la nuit devient jour est un sujet qui me touche de trop près pour tenter de le lire, aussi j'ai préféré la lire avec les étoiles de Noss Head. Moi qui suis peu friande de roman dit "Young Adult" j'étais impatiente de voir le contenu de ce livre illustré à tomber. Vraiment. Le bouquin en lui-même est magnifique. Les illustrations sont superbes et fidèles au trait des personnages, ya vraiment un boulot incroyable au niveau de l'objet-livre. Rien que ça ça mérite de figurer dans la bibliothèque ! Ensuite, je dois bien avouer que malgré quelques petits détails sur lesquels je reviendrais par la suite, l'histoire d'Hannah m'aura bien plu. J'ai retrouvé un peu mon côté midinette (encore que, c'était à peine visible à l'oeil nu).

Sophie Jomain propose un roman jeunesse fort bien écrit. Et elle prouve ce que j'ai déjà repéré à plusieurs reprises : non un roman ne doit pas être écrit avec les pieds parce qu'il est destiné à un jeune public. La preuve ! Les étoiles de Noss Head propose un très chouette style. Le vocabulaire y est riche, les phrases sont bien tournées. C'est déjà un très bon point. On suit donc l'histoire de Hannah, une adolescente de dix-huit ans qui se retrouve en Ecosse avec ses parents pour les vacances afin de rester auprès de sa grand-mère aveugle. L'utilisation de la première personne est judicieuse et c'est d'ailleurs le choix que font beaucoup d'auteurs de YA pour que le lecteur se mette vraiment à la place de l'héroïne. Là pour le coup c'est très réussi, surtout qu'enfin on a une héroïne dans l'ensemble crédible et qui ne nous pique pas des crises toutes les secondes, doublée du charisme d'une mouche...

Hannah a la tête sur les épaules. Même si comme 90% des adolescentes elle aime regarder les beaux garçons et rêver d'amour, j'ai trouvé qu'elle était assez mature. Un peu naïve également (passer des jours entiers avec un gars sortie de presque nul part, je passe mon tour pour ma part, je ne suis pas assez aventurière pour agir comme elle !), elle semble vraiment attachée à ses proches. Elle nous évite la crise d'adolescence et profite de la vie et de simplement mettre le nez dehors avec des amis. C'est un personnage pas très compliquée à apprécier et qui au moins ne se jette pas dans les bras du premier venu. ( Davis, Leith, Philip.) Hannah attend de ressentir beaucoup de choses avant de se jeter dans les bras d'un garçon qui lui plaît et j'ai aimé cela chez elle. Elle ne veut pas d'une simple relation, elle veut LA relation inoubliable, celle qui la rendra heureuse, parfois malheureuse, parfois hésitante, parfois idiote... Bref Hannah est une adolescente comme les autres et qui n'a pas confiance en elle. Forcément la rencontre avec Leith sera atypique. Et j'ai aimé que l'auteur fasse durer le plaisir des rencontres entre eux. Ils ne se tombent pas dans les bras en dix pages, mais prennent le temps de se connaître, même si Leith lui donne vite des surnoms amoureux.

Si la romance a pas mal de similitude avec twilight (série dont je n'ai lu que le premier tome et pas vu tous les films, trop chiant pour moi), j'ai apprécié que la mythologie du loup-garou soit assez complexe et que l'auteur la mette en avant. Il existe donc différentes races de loups-garous et il me tarde d'en rencontrer d'autres dans les prochains volets. La romance est du coup expliqué par une caractéristique de loup-garou et c'est assez habile pour justement éviter que tout ne soit trop précipité. Hannah ne vit pas que pour Leith dans toute la première moitié du roman. Elle vit pour elle, pour ses proches et même lorsqu'elle devient sa petite amie, ils ne sont pas collés tout le temps ensemble.

Les seuls bémols me concernant sont minimes. Par exemple pourquoi le corps d'un loup-garou est-il laissé mort aux yeux de tous quand on sait que c'est dangereux pour leur groupe que les Humains fassent des examens dessus (ou pour le coup une autopsie)? A moins que les trois silhouettes inhumaines n'emmènent le corps, mais voilà on a peu d'indications et moi j'aime avoir des infos (pas forcément nécessaires et utiles je le conçois!). L'autre bémol c'est la relation Philip/Hannah ou Davis/Hannah. Faut tout de même être hyper naïve pour ne pas voir que les deux garçons lui tournent autour et sans y mettre les formes. Bon, concernant Philip, d'accord c'est la faute à Gwen, mais pour Davis, perso, j'ai pas compris. Hannah est bien trop gentille !

Je vais cesser là de vous parler des étoiles de Noss Head parce que sinon personne ne lira cet avis vu sa taille. Si je dois en retenir quelque chose, c'est que je l'ai dévoré et j'ai passé un très bon moment. Il me tarde de lire la suite maintenant qui m'attend bien sagement dans ma bibliothèque. Un livre illustré à se procurer de toute urgence parce que vraiment, il est très beau ! (je viens d'ailleurs de l'offrir à ma soeur pour son Noël et j'espère qu'elle aimera autant que moi !)

Les plus :
- La plume de l'auteur.
- La magie de l'écosse
- La mythologie des loups-garous
- l'héroïne qui est un personnage adorable et très plaisant.

Les moins :

- Le coté naïf de Hannah 

Chronique de Louve