mercredi 17 août 2016

Métaquine, tome 1 : Indications de François Rouiller

Année d'édition : 2016
Edition : L'atalante
Nombre de pages : 362
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Régis, dernier de la classe, ne veut pas prendre de Métaquine®, le médicament qui transforme les cancres en écoliers modèles. Des millions d’enfants inadaptés bénéficient pourtant du traitement, au grand soulagement des profs et des parents. Mais Régis craint que la chimie dissolve le Duché, la contrée fabuleuse d’où son imagination tire châteaux, dinosaures et compagnons de jeu invisibles.

La mère du gamin s’est enfermée sous un casque de cybertox, son beau-père rumine des fantasmes de tueur en feuilletant d’abjects magazines. Il n’y a guère qu’une voisine, neuropsy à la retraite, pour l’aider à défendre ses rêves. Ou peut-être, en ville, cette politicienne remuante qui milite contre la distribution de psychotropes à l’école.

Mais que peuvent deux idéalistes face à un géant pharmaceutique et aux milliards de son budget marketing, alors qu’on découvre à la Métaquine® des vertus toujours plus prometteuses et que la planète entière a déjà gobé la pilule ?

François Rouiller, avec ce premier roman, entre d’emblée dans la cour des grands. Métaquine® est le fruit de huit ans d’écriture et de réflexion sur les dérives de l’industrie pharmaceutique, le mensonge publicitaire, les manipulations de masse, l’espoir d’une souveraine panacée. Avec, à la clé, cette question : habitons-nous le vrai monde ou un placebo ?



J'ai pu découvrir ce roman d'anticipation grâce au forum Mort-Sure que je remercie. Mais si le résumé me semblait prometteur et abordait des sujets qui m'intéressent beaucoup, j'ai malheureusement eu beaucoup de mal avec ce livre.

Ce livre a réussi à me perdre dès le début. L'histoire est vue à travers différents protagonistes et chaque chapitre nous permet de nous plonger dans le point de vue d'un de ces personnages. J'ai cependant trouvé le principe très mal amené car vraiment trop confus. On met un temps fou à comprendre les liens qu'il y a entre chaque personnage et je n'ai vraiment pas apprécié le récit à la première personne qui est absolument ennuyeux et lourd.

Tout le problème réside cependant dans l'aspect dénonciation de notre société que s'efforce de mettre en avant ce livre. Ce n'est au final pas seulement l'industrie pharmaceutique qu'il dénonce, mais aussi les médias numériques qui nous font, déjà aujourd'hui, perdre la notion du réel. Et le problème c'est qu'il n'y a vraiment que ça dans le livre. L'histoire n'avance pas et est franchement reléguée au second plan, la faute aux personnages qui ressassent beaucoup trop leurs pensées et avis sur tous ces horribles aspects de la société. J'ai vraiment trouvé l'aspect dénonciation raté car franchement lourd.

Alors, bien sur, il y a quand même un certain intérêt à suivre tous ces personnages car ils englobent vraiment chaque perspective, chaque parti de ce que l'auteur essaye de dénoncer. On peut ainsi suivre les initiateurs du projet publicitaire pharmaceutique autour de la Métaquine mais aussi ses réfractaires, en passant par ceux qui sont directement touchés comme Régis et sa famille. J'ai aussi vraiment apprécié les transitions entre chaque chapitre et donc chaque protagoniste : l'auteur reprend la dernière phrase du chapitre pour commencer le nouveau. Une petite touche de style vraiment sympathique.

Et au final, ce premier tome s'avère tout simplement introductif. La lutte contre la Métaquine ne s'engage et s'organise vraiment qu'à partir des dernières pages. On ne fait que subir un long avant-propos sur la Métaquine qui n'est pas une substance si compliquée que ça, et sur cette vie virtuelle à laquelle s'est abandonnée la maman de Régis qui, elle, est exprimée d'une façon si abstraite qu'elle en devient incompréhensible. Je ne parle même pas du monde que s'est inventé Régis et qui le coupe d'une toute autre façon de la réalité.

Avec les romans d'anticipation, c'est souvent soit très bon, soit très mauvais. Pour moi, Métaquine est a ranger dans la deuxième catégorie. Je n'ai vraiment pas réussi à comprendre où voulait nous mener l'auteur, j'ai trouvé sa dénonciation de la société vraiment lourde et son récit franchement ennuyeux.

Chronique de May

La vie rêvée d'Eve, tome 2 : Le choix de Anna Carey

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 265 pages
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Pour la première fois depuis qu'elle s'est échappée du pensionnat, Ève peut dormir sur ses deux oreilles. Elle vit à Califi a, un refuge pour les femmes. Cependant sa sécurité a un prix : elle a dû abandonner Caleb, le garçon qu'elle aime. Quand elle apprend qu'il a des ennuis, Ève part de
nouveau dans la Zone pour le sauver. Mais elle est capturée et emprisonnée dans la Cité des Sables, la capitale de la Nouvelle Amérique. Là, elle découvre alors un secret terrifiant sur son passé. Ève est tentée de fuir, mais les conséquences de son départ pourraient être mortelles pour ses proches. Il lui faut désormais faire un choix extrême : sauver ceux qu'elle aime... ou risquer de perdre Caleb pour toujours.




Ève vit à Califia, un refuge pour femmes. Elle a donc dû laisser l'homme qu'elle aime, Caleb, derrière elle. On la suit un peu au sein de ce refuge où elle doit s'apprêter à fuir à chaque instant au cas où les soldats du Roi la retrouvent. On assiste à ses belles retrouvailles avec son amie Arden. Puis, voulant sauver Caleb, Ève s'enfuit du refuge avec Arden. Malheureusement, elle s'est fait piéger. Elle est capturée et emprisonnée dans la Cité des Sables où une révélation fera basculer sa vie.

J'avais été déçue par le premier tome de cette saga car je trouvais qu'il n'était pas assez approfondi et qu'il y avait beaucoup de choses simples. J'appréhendais donc un peu mes retrouvailles avec Ève, mais j'en ressors agréablement surprise. La plume de l'auteur est toujours agréable à lire. L'action et le suspens sont au rendez-vous. Lorsque Ève s'enfuit pour sauver Caleb, je ne pouvais pas lâcher mon livre, mais je le pouvais encore moins lors de la grande révélation qui va faire basculer la vie d'Ève, prisonnière dans la Cité des Sables.

J'ai retrouvé encore quelques choses simples, comme la facilité avec laquelle Ève arrive à rentrer en contact avec Caleb alors qu'elle est emprisonnée dans la Cité des Sables. Néanmoins, j'ai trouvé cet opus meilleur que le premier car Ève a mûri. J'ai donc moins ressenti le côté trop "jeunesse" du premier tome. Ève est toujours amoureuse de Caleb et fera tout pour le retrouver. S'agissant de Caleb, il sera prêt à tout pour retrouver Ève, même à risquer sa vie. Nous rencontrons également le Roi qui essaye de nous expliquer pourquoi il a créé ce "monde" et ses règles que l'on trouve immonde.

Pour conclure, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce deuxième tome. Un tome que j'ai trouvé meilleur que le premier. J'ai maintenant hâte de dévorer le troisième tome !

Chronique de Titisse

Elia, la passeuse d'âmes, tome 1 de Marie Vareille

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 317 pages
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
“Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”
Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l'aider à s’échapper, alors même qu'elle avait ordre de l'exécuter. Accusée de trahison, Elia s'enfuit...




L’histoire démarre sur les chapeaux de roues et nous rencontrons vite les principaux protagonistes qui vont contribuer à l’intrigue. Les chapitres intermédiaires sont vraiment intéressants et permettent de bien cerner le monde dans lequel nous allons évoluer, ses règles, son passé et ses mœurs. La politique se mêle à l’histoire et il s’agit aussi bien de la vie d’Elia et de sa famille que de celles des différentes castes. Ces dernières, au nombre de trois, sont divisées entre les puissants, les commerçants et les travailleurs pauvres.

J’ai beaucoup aimé la seconde partie de l’intrigue qui se concentre sur cette dernière caste et voit apparaitre de nouveaux personnages qui vont prendre de l’importance au fil des pages. Le texte est prenant, l’histoire bien construite et j’ai dévoré ce roman d’un bout à l’autre même si j’ai été étonnée de certains choix.

Le premier concerne le fait que l’histoire et l’intrigue s’attachent assez peu au côté « passeuse d’âmes » d’Elia. Certes, c’est ce métier qui permet à l’histoire de débuter et qui lance donc tout le roman, mettant Elia au bon endroit au bon moment. Mais il a ensuite assez peu de conséquence sur le reste du récit.

Le second concerne la fin qui m’a laissé un goût un peu amer puisqu’elle se rapporte au prologue. Cela m’a donné une impression de stagnation, comme si tout ce qu’Elia avait vécu n’avait finalement été qu’une simple parenthèse dans l’histoire n’ayant pour but que d’arriver à ce fameux prologue. Comme si le premier tome tout entier n’était qu’un immense flash-back.

Je trouve cela un peu dommage d’entourer le récit de ces deux mêmes évènements, minimisant ainsi l’ensemble du texte alors même que celui-ci est vraiment intéressant.

En bref une histoire que j’aurai beaucoup appréciée mais dont la fin m’aura laissée un peu mitigée. J’ai néanmoins hâte de pouvoir lire le second tome et de pouvoir, ainsi, connaître la suite de cette histoire.

Merci à PKJ et au forum Mort-Sûre pour ce roman 

Chronique de Rinne

Hors de Question de Georgia Caldera

Année d'édition : 2016
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 465 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Son leitmotiv ? Ne jamais révéler ses faiblesses. Et pour atteindre son but, Sonia ne se ménage pas. Que personne ne connaisse son vrai visage lui convient parfaitement. Même ses plus proches amies voient en elle une fille légère, frivole et décomplexée. Il n’y a que dans ses photos que le secret affleure la surface…
Lorsque les fantômes de son passé ressurgissent, menaçant de détruire ses remparts, elle panique. Mais, c’est sans compter le hasard qui va mettre sur son chemin le seul être capable de la percer à jour.
Hanté lui aussi, Axel parviendra-t-il à combattre ses propres démons pour la sauver ?




Sonia aime flirter avec les hommes. Mais attention, le flirt sans histoire, sans promesse et même sans contact. Elle ne souhaite qu'une chose : cacher aux yeux de tous qui elle est vraiment et pour se faire, rien de mieux que de passer pour une fille frivole et qui ne pense qu'à s'amuser avec les hommes sans jamais s'investir dans une relation. Photographe douée, elle tente de percer dans le milieu avec ses photos atypiques et originales. Mais voilà qu'elle tombe sur Axel dans un Starbuck et ne peut s'empêcher d'être captivée et intriguée par l'homme au visage marqué par un passé sans doute dangereux. Lorsque le destin le place encore sur son chemin, Sonia lui demande d'accepter de devenir son colocataire, temporairement, parce qu'elle a besoin d'être protégé. De quoi et pourquoi ? C'est ce qu'Axel va tenter de découvrir si la belle se laisse suffisamment approcher.

Je lis peu de romance. Vous commencez à le savoir. Mais quand je tombe sur des romances comme Hors de question, je dis oui oui oui ! Georgia Caldera nous propose une histoire triste, déchirante, pleine de tension, d'intrigue et de moments d'une douceur incroyable pour le couple que forme Axel et Sonia. C'était beau, touchant et tellement juste. L'auteur n'abuse pas du sexe à toutes les sauces et pourtant le roman est intense et donne des papillons dans le ventre ! Ce roman montre bien que ce n'est pas parce qu'on va ajouter 150 pages de cul à toutes les sauces que le roman sera meilleur !

D'emblée, la plume de l'auteur est un délice. On est enveloppé d'une douce torpeur pendant notre lecture, ravie de suivre les aventures de nos héros. Georgia a dans cette saga romantique un truc bien à elle pour nous charmer dès les premières pages. Ce n'est jamais grossier (et ça je valide!), c'est toujours justement écrit à tel point qu'on comprend très vite nos personnages. Sonia, cette femme qui se donne une apparence frivole pour mieux cacher sa souffrance et son lourd secret. Un secret qui est à deux doigts de l'anéantir si elle ne prend pas garde. Sonia cette femme d'apparence si belle et sûre d'elle qui s'écroule dès qu'elle est seule. Une femme qu'on aimerait épauler et soutenir surtout lorsqu'elle évoque son passé auprès d'un homme, un seul. Et là, c'est la claque ! Ce qu'elle a vécu sous les yeux de tous est juste infecte et horrible. Pauvre Sonia ! On souffre avec elle, on ressent sa détresse et on comprend vite pourquoi elle a tant besoin d'Axel et de sa protection, mais surtout de son amour pour elle et de sa patience.

Axel, ce mec qui n'a pas confiance en lui, qui se trouve repoussant depuis un accident qui lui a laissé des cicatrices sur le visage. Un homme qui se bat pour offrir le meilleur à ses trois soeurs. Axel n'a aucune confiance en son physique ni en lui d'ailleurs pourtant très vite, il se sent le besoin et l'obligation de protéger Sonia et de mieux la comprendre. Il sera là quand elle en aura besoin, l'épaulant et l'aidant à affronter son passé alors que lui-même n'en a pas un très reluisant. Axel a ce côté très ours mal léché que j'ai adoré. Cash et parfois sec dans sa façon d'être, il a tellement vécu lui aussi que depuis il a tendance à repousser les autres d’emblée, sans leur laisser une chance. Leur comportement à l'un comme à l'autre ne semble même pas exagéré ! C'est cohérent avec leur caractère, c'est crédible et ça nous touche réellement.

Hors de question fut donc une lecture intense et palpitante. Je suis proche du coup de coeur, honnêtement, c'est presque l'une des meilleures romances que j'ai lu, mais le final est tellement horrible et j'en suis sortie tellement frustrée de le voir se terminer ainsi que je ne peux pas le cataloguer coup de coeur. L'histoire de Sonia et Axel est touchante et tellement belle. Elle prend son temps pour nous atteindre, nous pauvre lecteur. J'ai également apprécié de retrouver même très rapidement Aïdan et Scarlett !

A lire pour :
- la romance touchante et crédible.
- la plume de l'auteur : efficace !
- les personnages intenses et approfondis !

A eviter si :
- vous cherchez une romance érotique.

Chronique de Louve

Audrey retrouvée de Sophie Kinsella

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket jeunesse
Nombre de pages : 304
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres.
Ça, c'était avant.
Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie
d'un oeil nouveau : celui de la caméra.
Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d'une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde...




Je tiens tout d'abord à remercier les Editions Pocket Jeunesse ainsi que le Forum Mort Sure pour leur confiance.

Je connaissais Sophie Kinsella pour ses précédents écrits et le thème de celui-ci m'intriguait beaucoup, la phobie sociale est un problème qui touche de plus en plus de personnes et il faut en parler.

Audrey vit recluse chez ses parents, toujours avec ses lunettes de soleil sur son nez peu importe le temps, elle passe le plus clair de son temps dans sa pièce télé, son petit endroit à elle loin des gens et de la foule. Elle a une phobie sociale incontrôlable, il est impossible pour elle de sortir, de discuter avec les personnes qui l’entourent, alors lorsqu’un ami de son frère prénommé Linus lui adresse la parole c’est le drame…

Audrey n’a que 14 ans, elle ne va pas à l’école mais suit des cours par correspondance et voit une psy régulièrement : Docteur Sarah. Lorsque cette dernière lui demande de tourner un film sur sa famille pour surmonter sa phobie, elle n’y croit pas trop. C’est une jeune fille attachante et courageuse qui va réussir petit à petit à surmonter ses angoisses avec l’aide de sa psy mais aussi de Linus.

Linus n’a pas vraiment conscience de ce qu’il se passe avec Audrey mais il est attentif et soucieux de son bien être, c’est un petit garçon très attachant également, tout autant qu’Audrey.

Malgré un thème plutôt compliqué à aborder, l’auteur est vraiment douée, j’ai ressenti par moment les mêmes émotions qu’Audrey et j’étais vraiment touchée par son mal-être. Au fil du roman on  découvre ses progrès, son avancée contre cette phobie et c’est ce qui donne envie de continuer à avancer dans la lecture.

Je pense que ce n’est pas un thème facile à aborder, il faut savoir retranscrire comme il le faut les émotions et le ressenti des personnes qui vivent avec cette phobie. Sophie Kinsella ici réussit par moments à nous mettre à la place d’Audrey.

Malgré tout cela reste un roman très jeunesse, j’ai trouvé certains passages insignifiants, sans importance pour l’histoire et c’était un roman trop court à mon goût. Audrey se débarrasse très rapidement de sa phobie sociale et voilà le tour est joué, j’ai trouvé cela un peu trop facile.

Ça reste tout de même une très bonne lecture, un thème à aborder dont on ne parle jamais assez. Je recommande cette lecture sans prise de tête pour une petite après-midi détente !

Chronique de babynoux

Le Cercle, tome 1 : Les élues de Sara B. Elfgren et Mats Strandberg

Année d'édition : 2016
Edition : pocket
Nombre de pages : 587
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Engelsfors, une petite ville de Suède entourée de forêts immenses. À peine la rentrée des classes passée, un élève est retrouvé mort dans les toilettes du lycée. Tout le monde croit au suicide. Tout le monde, sauf elles.
Une nuit où la pleine lune luit d’une étrange couleur rouge, six jeunes filles sont mystérieusement attirées, malgré elles, vers l’ancien parc d’attraction. Dans cet endroit depuis longtemps désaffecté, une prophétie leur est révélée : elles sont les Élues, un groupe de sorcières, liées les unes aux autres par un pouvoir capable de repousser le Mal. Ensemble, elles vont devoir maîtriser cette étrange force et lutter contre une vieille malédiction. Désormais, rester unies est leur seule chance de survie.



Elias est dans le bureau de sa principale. Le jeune homme qui ne se sent pas bien depuis des jours évite le lycée comme la peste. Mais voilà il doit rendre des comptes à sa principale qui pense qu'il commet là une erreur en évitant de se rendre en cours. En sortant du bureau, il ne peut s'empêcher d'appeler son amie Linnéa, la seule qui le comprenne vraiment et qui est toujours là quand il a besoin. Mais après avoir raccroché, il est appelé dans les toilettes du lycée, ceux où personne ne se rend jamais. Comme possédé par un esprit étrange qui lui dicte ce qu'il doit faire, le jeune homme commet là l'impensable et se suicide...


Le lendemain, Minoo se rend par hasard dans ces toilettes et y croise Linnéa. C'est ensemble qu'elles font la macabre découverte...


The circle avait tout pour m'intriguer. Lisant peu de roman sur les sorcières (surtout jeunesse), j'avais très envie de me plonger dans ce petit pavé de 583 pages. Et autant dire que je n'ai pas été déçue de ma lecture. J'ai passé un chouette moment et j'ai très hâte de lire le tome 2 qui m'attend déjà. The circle est une bonne histoire de sorcellerie, mais attention, honnêtement, la sorcellerie n'est que le fond de l'intrigue. C'est surtout l'adolescence qui est mis en avant dans ce premier opus où on fait la connaissance de nombreux personnages différents qui deviendront des sorcières d'ici quelques pages. Servi par une plume très visuelle, dans le sens où on parvient très vite à imaginer les scènes et personnages, the circle n'a pas fini de faire parler de lui !


En fantastique YA on a souvent tendance à mettre la psychologie de côté. The circle ne fait pas cette erreur et propose des personnages un peu stéréotypé, certes, mais décide ensuite de casser certains codes. On a par exemple Linnéa, une jeune adolescente, qui vit seule déjà et un peu gothique. Elle est taciturne et assez discrète, préférant de loin la solitude à la compagnie de ses camarades de classe. Linnéa qui dès le début voit son meilleur ami se suicider parce qu'il était maltraité par les autres. D'emblée, on le comprend, c'est sombre et d'actualités. Il y a ensuite Minoo, une jeune fille amoureuse de son professeur et qui semble cruellement banale. Elle n'a pas confiance en elle et voit peu ses parents qui bossent tous deux énormément. C'est une fille gentille et qui cherche encore sa place dans sa ville. Voilà les deux personnages qu'on rencontre dès le début et ceux à suivre sont loin d'être ennuyeux.


Il y a aussi Rebecka, une charmante jeune fille, en couple avec Gustaf. Apprécié des autres, elle est assez populaire mais cache un lourd secret : son anorexie. Ca la ronge de l'intérieur et elle n'ose en parler à personne, cachant sa souffrance, même aux yeux de son petit ami qui pourtant est très amoureux d'elle. Comme dans tous romans YA, on a également Ida, la peste de service, très belle et populaire qui n'hésite pas à écraser les autres pour se mettre en avant. Mais malgré tout, on s'attache à Ida qui cherche juste à cacher son amour à sens unique et un ennui profond de sa vie trop parfaite. Ensuite vient Vanessa, une jeune fille un peu rebelle, amoureuse de Wille, un garçon au chômage qui a déjà eu des problèmes avec la justice. Le beau-père de Vanessa, policier, n'apprécie pas Wille et ne le cache pas. La tension entre Vanessa, sa mère et son beau-père est palpable et on sent que la jeune fille n'en peut plus de cette situation. Et enfin Anna-Karin, la pauvre jeune fille qui se sent exclue parce qu'elle vit dans une ferme et n'a rien de très séduisant.


Ces six jeunes filles sont vraiment intéressantes et forment un groupe détonant, mais qui l'air de rien va fonctionner après plusieurs orages passagers. Lorsqu'elles comprennent qu'elles font partie toutes les six d'un groupe de sorcières, elles vont s'obliger à travailler ensemble, malgré leurs différences, pour affronter un ennemi dans l'ombre qui les tue les unes après les autres. Découvrir son identité et la raison de ses crimes sera leur principal objectif tout en parvenant à gérer leurs nouveaux pouvoirs.


Oui la magie est présente mais à un petit degré. L'action n'est pas non plus le point fort du roman puisque ce premier tome met l'accent sur la découverte de la magie, mais surtout sur les héroïnes et ceux qui vont les entourer. Une petite dose de Buffy et de Charmed, ajoutons des adolescentes à problème et honnêtement en ressort un roman de bonne facture à mettre entre toutes les mains. J'aurais aimé un peu plus de magie, mais pour un tome de démarrage, il propose tous les ingrédients pour qu'on passe un chouette moment : amour, amitié, trahison, suicide, magie, oui, tous les ingrédients sont là. Et on en redemande !


C'est beaucoup plus sombre que cela en a l'air, la magie faisant beaucoup de dégâts dans ce premier opus surtout vis à vis de personnages comme Anna-Karin qui va abuser de la magie pour changer radicalement sa vie trop ennuyeuse. A trop jouer avec le feu, on se brûle et j'ai eu beaucoup de peine pour la jeune fille. On s'attache énormément à ces filles, et même si au départ on s'y perd un peu parce que les personnages sont nombreux, on finit par réussir à les identifier sans problème.


The circle est un bon premier tome. Quelques défauts mineurs sont à voir : trop de lenteur, beaucoup de personnages, mais honnêtement, lorsqu'on commence à se mettre à l'aise avec les protagonistes, on apprécie énormément cette histoire de sorcière digne de certaines excellentes séries télévisés !


A lire pour :
- les personnages
- la plume des auteurs très imagée
- la magie qui prend son temps à arriver et à se mettre en place


A éviter si :
- vous voulez beaucoup d'action
- trop de personnages et hop vous êtes perdu.

Chronique de Louve

Softly de Tammara Webber

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 416
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Depuis la tragédie qui a brisé sa famille, Landon Maxfield fait une nette différence entre l'avant et l’après. Aujourd’hui, Landon se fait appeler Lucas : ses cahiers de croquis ont laissé place aux cours d’éco, il a troqué l’uniforme contre quelques tatouages, échangé son passé avec un avenir que lui seul maîtrise… jusqu’au jour où Jackie franchit le seuil de l’amphi où il est assis. Cette étudiante en mal de confiance le touche pour des raisons qui ne devraient pas exister, cependant, Lucas s’efforcera de gagner son cœur et son attention en se livrant pleinement à elle. Un défi de haute lutte, car lui-même n’est plus toujours sûr de savoir vraiment qui il est…




Lorsque Louve du Forum Mort Sure et les Editions J’ai Lu m’ont proposé de lire ce second tome de Tammara Weber, j’ai de suite accepté.

J’avais énormément apprécié le premier tome et il me tardait de connaître la suite. Mais il ne s’agit pas d’une suite à proprement parlé.

Ce tome raconte la même histoire que dans « Easy » mais du point de vue de Lucas (Ca qui m’a beaucoup fait penser à « Beautiful Disaster ».

Certains penseront que c’est redondant, mais pas du tout. Les seuls points communs des deux tomes sont les moments passés entre Jackie et Lucas. Mis à part ces moments, l’auteur nous en apprend beaucoup plus sur Lucas, sur son passé et son présent.

Dans ce tome, l’auteur alterne les chapitres entre le passé et le présent de Lucas et j’ai beaucoup apprécié cette facette du roman. L’auteur a une plume qui me plait toujours autant et elle réussit à nous procurer toutes les émotions des personnages.

On remarque à quel point Lucas est épris de Jackie et toutes les manigances qu’il met en place pour la séduire malgré la réticence de celle-ci.

Lucas est un nouvel homme suite à son passé, il est plus sûr de lui. C’est un personnage que j’appréciais beaucoup dans Easy et que j’avais envie de connaître un peu plus. Grâce à ce tome on voit l’évolution de son enfance jusqu’à son âge actuel et on en apprend beaucoup plus sur lui.

Je conseille vraiment cette histoire à tout le monde, elle est agréable à lire et on a toujours envie d’en savoir plus, de ce fait la lecture est fluide et agréable on a toujours envie de tourner la page suivante pour en apprendre davantage.

Malgré tout, je ne pense pas qu’on puisse lire ce tome sans avoir lu le premier, il faut d’abord découvrir Jackie et son histoire pour comprendre et apprécier celle de Lucas.

Je suis heureuse d’avoir pu refaire un saut dans cette histoire en en apprenant beaucoup plus sur Lucas et son passé, c’est vraiment le point fort du roman.  

Chronique de Babynoux