lundi 20 février 2017

The Korsican de Alexandra Lanoix

Année d'édition : 2016
Edition : Anyway Editions
Nombre de pages : 202 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Kali, tueuse à gage impitoyable et sans émotions, travaille pour l'une des plus grandes organisations de malfaiteurs des Etats-Unis. Violée et laissée pour morte quand elle avait 16 ans, elle n’a qu’un seul but, retrouver ses agresseurs et se venger. Malgré son manque d’empathie envers les autres, elle fera la rencontre d’un Escort Boy du nom de Joseph qui bouleversera le cours de sa vie et de son cœur. Est-ce que l’amour peut vous rendre meilleur et vous faire retrouver le chemin de la rédemption ?






Tout d'abord un grand merci aux éditions Anyway ainsi qu’au forum Mort Sure pour cette lecture.

A 16 ans, Kali a été violée et laissée pour morte. Aujourd’hui elle est devenue l’une des plus grandes tueuses à gage d’une organisation Américaine très puissante. Mais Kali a une particularité, elle n’a aucune émotion, c’est ce qui fait sa force de tueuse à gage.

« The Korsican » est le nom donné à Kali. Elle a été formée pour devenir la plus grande tueuse à gage du pays, et la plus redoutable car elle n’a aucun sentiment. A côté de ce travail très spécial, Kali essaye de mener une vie normale avec le souvenir très vague de ce viol qu’elle a subi à l’âge de 16 ans. Mais un jour elle rencontre Joseph, escort boy, et sa vie pourrait bien être chamboulée.

J’ai adoré Kali tout au long du roman, elle a une vraie force de caractère et ce personnage sans âme et sans émotion que nous décrit l’auteur est tout simplement fascinant. Elle est comme une machine de guerre, formée pour tuer et ne plus rien ressentir. C’est un personnage très bien détaillé et auquel on s’attache facilement également grâce à la narration à la première personne du singulier.

Même si le roman est très court, environ 200 pages, l’auteur les a bien utilisées. Il n’y a pas un moment de répit, les actions s’enchaînent les unes après les autres, rien ne se ressemble et tout est vraiment surprenant.

Les autres personnages sont beaucoup moins présents à cause de la grandeur du roman. Franck est en quelque sorte le sauveur de Kali et son entraineur, celui qui l’a formée en guerrière. Mais aussi Joseph, l’homme qui occupe maintenant les pensées de Kali et arrive peu à peu à lui rendre des sentiments. Tous ces personnages ne sont pas vraiment détaillés, Kali est la seule que l’auteur décortique en long en large et en travers afin de connaître ses moindres pensées, ses moindres actions…

Finalement ce fut une très bonne lecture, plutôt psychologique que romantique, mais une lecture agréable pleine de surprises et de rebondissements.

Je recommande chaudement cette auteur que je ne connaissais pas auparavant, sa plume est fluide et très agréable à lire, et surtout ne vous fiez pas au nombre de pages, ce roman renferme vraiment un bon potentiel ! Elle nous construit un univers unique, si surprenant et tellement addictif tant il est rempli d'actions.

Peut-être une suite dans la peau d’une autre personnage pour plus de détails, à surveiller…

Chronique de babynoux
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Jardin d'hiver de Olivier Paquet

Année d'édition : 2016
Edition : L'Atalante
Nombre de pages : 416 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Dans le contexte du réchauffement climatique, un conflit est né en Europe entre des ingénieurs réunis sous la bannière du Consortium et des groupes écoterroristes de la Coop. Cette guerre dure depuis près de 20 ans, suite à un incident appelé " le crime du siècle ". Chaque camp a développé ses propres armes : des animaux-robots pour les ingénieurs, des plantes mécanisées pour les écologistes. L'histoire tourne autour d'une bande de contrebandiers cosaques qui récupèrent des pièces détachées après les batailles et dont la philosophie se résume à cette maxime : " Nous sommes des contrebandiers, des gens qui refusent d'appartenir à un camp au nom de notre choix d'emmerder le monde. " Un soir, ils tombent sur un inconnu amnésique au comportement étrange. Cette découverte leur fera traverser l'Europe à la recherche du passé et des germes du futur.



Jardin d’hiver, titre à la fois expressif et trompeur, contraste ou antagoniste, les mots jardin et hiver ne vont généralement pas de pair, et pourtant ce titre est très bien choisi, et il se comprend bien une fois le roman lu. Pourquoi je vous parle du titre ? Parce que c’est ce qui m’a interpellé, je trouvais l’expression belle, intrigante et j’avais bien envie de découvrir ce que cachait ce titre qui me parlait tant. Dans l’ensemble, je ne suis pas déçue du voyage et une nouvelle fois, je suis surprise par un roman de science – fiction qui est de loin le genre que normalement j’affectionne le moins. Parlons en !

Dans une Europe futuriste, deux sociétés s’opposent. Le Consortium d’un côté, régnant sur Mégapôle (ancien Paris), des pro technologistes vivant au crochet d’une intelligence artificielle appelée Sublime, où certaines personnes vivent en quasi symbiose avec un daemon de métal et d’engrenages recouvert de chair et de poils, pur produit des ingénieurs du clan, et se concentrant essentiellement au sein de l’Europe de l’Ouest. Des querelles internes existent entre l’armée et la police, et la population vit insouciante dans le dédale de cette super société technologique où les cyborgs, armes extrêmes ou limite extrémiste de la technologie, circulent dans la rue sans inquiéter. De l’autre, les pro écologistes, occupant globalement l’Europe de l’Est, ils prônent le respect de la nature, et pourtant créent des armes toujours plus destructrices à l’image de celle qu’ils vénèrent, transformant, métamorphosant arbres et fleurs. Il semble être dirigé par un grand manitou répondant au doux nom de Hetman, personnage menaçant dans l’ombre. Ces derniers ont pour allier la Chine menacée par une éruption volcanique et ayant besoin de la technologie du Consortium pour y survivre. Et puis, il y a le Sanctuaire situé en Islande, qui sort de la guerre entre les deux clans précités, ils sont un lieu neutre et pacifique qui est gouverné par une ancienne écologiste, Sylvia, qui quelques années plus tôt aurait du épouser le responsable de l’armée du Consortium et ainsi assurer une paix avortée au sein de l’Europe, mais c’était avant le plus grand crime du siècle.

Et puis au milieu de tout ça, la Tchaïka, vaisseau de contrebandiers mené d’une main de fer par Natalia, se retrouve sur un champ de bataille désastreux afin de récupérer quelques pièces à vendre, où le seul survivant est un jeune homme en tenu de civil, amnésique et au drôle de réactions. Ils nomment ce dernier Innocent, démarre alors pour eux une aventure improbable, à travers l’Europe, en quête de l’identité du jeune homme et au sein du conflit qui scinde le continent en deux.

Olivier Paquet dresse un univers riche, dense et travaillé, c’est très fouillé, très inventif, on sent toute l’imagination débordante et foisonnante de l’auteur à travers ces deux peuples que tout oppose à l’extrême, à tel point qu’ils finissent un peu par se ressembler et se rejoindre, les technologistes « s’écologisent » et les écologistes se « technologisent ». Il y a là un contexte géopolitique des plus intéressants, même si le Consortium a la part belle dans l’histoire, il faut dire que l’auteur nous régale d’inventions technologiques incroyables et les daemons sortent aisément du lot, ces pseudos animaux de compagnie sont un bijou de technologie, de véritables armes dangereuses sous des airs d’animaux tendres et affectueux. Il y a presque quelque chose de chimérique dans toute cette technologie. A travers tout ça, l’auteur pose évidemment des thèmes et ouvrent à la réflexion, d’un côté la technologie s’avère magnifique et indépendante, et nettement moins dangereuse seule que gouvernée par les hommes, d’un autre la nature, amadouée, transformée en arme, surexploitée par l’homme en perd toute son innocence et sa fraîcheur, là encore l’intervention humaine vient tout détruire, on y voit donc l’idée que l’intervention humaine est bien souvent plus néfaste que bénéfique sur l’un comme sur l’autre.

« – Vous pouviez l’empêcher d’atteindre le seuil.
– Tôt ou tard, on se serait confrontés au problème. Une intelligence artificielle forte est conçue afin d’apporter une vision différente du monde, pour explorer d’autres chemins que ceux du raisonnement humain. Nos daemons font le reste. »
Laurée eut une moue dubitative. Elle finit par fermer le robinet. « Désormais, Coop et Consortium se retrouvent à égalité.
– Comment ça ?
– Les écolos fanatiques ont toujours justifié leurs actes au prétexte qu’ils défendaient la Nature, une entité tellement supérieure aux humains qu’ils n’étaient pas dignes de la comprendre et devaient en accepter les colères. Les arbres ne privilégient aucune cible. Vos ingénieurs ont créé un équivalent technologique avec Sublime. Vous devez attendre ses décisions, avec des informaticiens en guise d’oracles.
– C’est dire à quel point on est dans la merde ! »
Laurée éclata de rire. »


Du côté des personnages, Dévoreur est le héro du roman, toutefois s’il a quelque chose de profondément humain, un caractère plutôt bien dépeint et des interrogations propres à tous, il n’en manque pas moins de charisme et de nuances, une attitude immature, un peu trop spontanée, viennent entacher un potentiel énorme, car le personnage est surprenant, recèle bien des secrets et tente de se construire ou du moins se reconstruire à travers cette aventure, une quête d’identité perdue par ce « dévoreur » qu’il est devenu. Il perd aussi en saveur face à un autre personnage, Laurée, un personnage fort, qui s’impose rapidement, et qui pour le coup réserve son lot de surprises et de révélations, là encore on a un personnage perdu, qui cache des choses, qui se cherche et qui cherche une place dans cette vie où le passé lui a été imputé et imposé par l’un des siens. Encore une fois, la thématique de la quête de soi, d’une identité, d’être et d’exister en tant que personne à part entière prédomine. Ensuite, il y a l’équipe de contrebandier, Natalia et toute sa clique de cosaques ; Dimitri, Dunya, Boleslav, Fiodor, absolument géniaux, forts en gueule et en charisme, une vraie famille, des hommes et des femmes libres, sans partie pris et qui emmerdent royalement les uns comme les autres, les lois et la légalité. Il y a aussi Catherine, la marraine de Dévoreur / Innocent, un personnage froid et calculateur, dont on a beaucoup de mal à définir les objectifs, si elle est du bon ou du mauvais côté, un personnage très antagoniste. D’autres personnages secondaires ont aussi leur importance, il faut dire que l’auteur les a particulièrement soignés, les a rendu crédibles avec leur lot de casseroles à traîner et leur attitude plus « héroïque » dans l’aventure.

A partir de là, l’auteur plante un décor d’après réchauffement climatique, à l’aube d’une guerre imminente pour aventurer ses personnages à travers des rebondissements et des révélations qui viennent maintenir notre intérêt tout au long du récit. On vit là une aventure des plus palpitantes et surtout dépaysantes traversant une Europe métamorphosée et gangrenée par des idéologies extrêmes. Un reproche que l’on peut faire, c’est qu’il y a un contraste entre un fond et un univers fouillé et une intrigue légèrement moins soignée. Pourquoi ? Tout simplement, parce que les dénouements des fils d’action ou les moments d’intrigues sont souvent vite balayés par des solutions plutôt faciles et des chutes rapides, il y avait là matière à encore nous en dire davantage et à faire preuve d’autant plus d’imagination. Il nous reste toutefois, une évolution plus qu’attractive de certains personnages et une fin des plus surprenante à laquelle on ne s’attend pas forcément mais qui finit sur une note d’espoir. L’auteur écrit tout ça d’une jolie plume, un style maîtrisé plutôt agréable à lire et détaillé dans le monde dans lequel il nous immerge.

En bref, un univers très fouillé où se heurtent technologistes et écologistes permettant à l’auteur de véhiculer des idées sur les uns et les autres et où l’homme n’a pas le plus beau des rôles, des personnages charismatiques et forts, même si le héros se fait manger la vedette par les autres, il y a là toute une notion d’identité mais aussi d’amitié, d’amour, de pardon, de valeurs humaines prépondérantes, tout ça dans une aventure incroyable à travers une Europe qui n’est plus la notre. Petit bémol pour certaines facilités dans l’intrigue mais le roman est tout même plutôt réussi et on ne peut que souligner l’imagination de l’auteur !

Je remercie Louve du Forum Mort Sure et son partenaire les éditions de l’Atalante pour ce partenariat.

Chronique de Walkyrie
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Hors de contrôle de Georgia Caldera

Année d'édition : 2016
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 384 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Une attitude un brin brutale, un caractère des plus ombrageux, une façon de parler bien à lui, mais incroyablement fascinant… Malgré le fiasco de la soirée de gala, Axel est tout cela, et bien plus encore.
Une seule chose est certaine pour Sonia : elle doit le retrouver. Dans quel but ? Ont-ils toujours un avenir ensemble ? Rien n’est moins sûr…
Et pourtant, c’est ainsi, les papillons refusent de mourir.








Hors de contrôle est le roman que je devrais prendre en exemple lorsque je parle d'une romance intense sans que l'héroïne n'écarte les jambes toutes les 5 minutes dans le seul but de satisfaire un homme qui va de toute façon la considérer comme un objet. Georgia Caldera a su ici doser les ingrédients d'une vrai bonne romance. Je suis très franchement sous le charme de ce couple atypique et hors norme.

Déjà dans Hors de Question, le duo Sonia/Axel m'avait complètement ravie. Ils étaient beaux tout simplement. Crédible aussi et chacun apportait quelque chose à l'autre. L'auteur avait évité avec brio les clichés aussi si tu n'a pas lu le tome précédent, passe ton chemin. Il y aura forcément des spoilers sur les événements précédents...

On reprend Hors de contrôle au moment du grand gala. Axel est tombé sur Geoffrey et lui a avec toutes les mimiques possibles, expliqué qu'il n'était pas le bienvenue dans le coin. A force de vouloir transformer sa face en un charmant tableau de Picasso, Axel est tenu par le père de Sonia qui aimerait le voir cesser de suite de se comporter comme le délinquant qu'il est ! Mais Axel repousse le futur ex beau-père qui se blesse aux côtes. Il est ensuite mit dehors où il va disparaître pendant qu'une pauvre Sonia totalement paniquée et éplorée va se mettre à sa recherche tandis que son ex et son père lui révèle que oui, Axel est dangereux, Axel est un assassin...

Forcément, une telle révélation ne peut que nous inciter à lire le roman pour comprendre s'il fallait prendre au pied de la lettre les remarques des proches de Sonia qui de toutes façons n'accepteront jamais qu'elle soit en couple avec un homme comme Axel. Un homme franc, froid, soumis à des problèmes de violence d'une rare intensité. un baroudeur, un mec louche qui traîne de trop lourdes casseroles derrière lui. Sonia mérite-t-elle vraiment ça après tout ce qu'elle a vécu? Ne devrait-elle pas lâcher l'histoire, enfin le semblant d'histoire qu'elle s'est jusqu'ici créer avec Axel ? Retrouver sa vie si monotone d'autrefois, pleine de mensonges et de faux semblant ? Que devrait faire Sonia ?

Hors de contrôle c'est une histoire d'amour difficile entre deux êtres complètement déchirés par un passé violent. Axel et son passé de dealeur, amateur de gestes violents, de bagarres avec de sombres inconnus. Un mec qui ne sait pas tenir sa langue et lâche des faits et vérités qui pourraient blesser plus d'une personne sans s'en rendre compte. Un mec solitaire, qui prend soin de ses trois soeurs et déteste son père. Axel est ainsi. On pourrait le comparer à un ours, toujours à crier et balancer les bras et les poings avant de réfléchir. Un mec qui a tellement souffert qu'il s'est enfermé dans une coquille, n'attendant plus rien de la vie. Et puis il a rencontré Sonia. Une jeune femme exquise, délicieuse. Pleine de qualité, mais aussi de secrets. Sonia souffre d'avoir vécu une relation qui l'aura empoisonné, détruite. Un ex violent, manipulateur et orgueilleux. Un ex qui la considérait comme une chose fragile et sans intérêt. Sonia et Axel ont appris à se connaître, la confiance est venue, petit à petit. Et j'avais souligne le fait que sans aucun passage sexuel, le premier opus était génial. Et bien l'auteur prouve qu'elle en a encore sous le stylo ! Sonia et Axel plus proche que jamais qui vont enfin se découvrir plus intimement (n'oublions pas que Sonia se pense Frigide en partie à cause de son ex extrêmement violent.).

Et là wahou ! Les danses érotiques que nous proposent l'auteur sont sublimes, tout en délicatesse et en douceur. Les mots choisis sont beaux et purs, point de vulgarité pour nous proposer une valse entre Sonia et Axel et quelle danse magnifique ! Sur la seconde partie du roman, en plus de rapprocher nos héros, Georgia leur permet de laisser leur sens parler pour eux. Sonia va enfin découvrir ce que veut dire faire l'amour avec quelqu'un de tendre et qui la respecte. Bref les séquences intimes écrites dans ce roman par l'auteur pourraient être classé parmi les meilleurs et devenir de véritables modèles ! Vraiment !

Ce second tome aura été aussi intense et bon que le premier. J'aurais dévoré l'histoire de Sonia et Axel, un duo, un couple qui détonne et fonctionne à merveille malgré leurs différences évidentes. Deux personnages qui viennent d'un milieu différent, qui ont une histoire et un vécu différents et qui pourtant se correspondent en tout point. J'ai trouvé cette histoire honnête, intense et crédible. Belle et touchante. Une vraie romance qui vend du rêve ! Je dois bien avouer à quel point j'ai un mal fou à rédiger un avis cohérent du fait que ce roman m'aura vraiment marqué. Une leçon que donne l'auteur sur le romantisme et comment le sexe doit être utiliser pour sublime une romance !

Vous trouverez :
- Un couple sublime
- Un cours magistrale sur comment écrire une belle romance.
- Une plume addictive

Vous ne trouverez pas :
- de vulgarité
- d'exagérations
- De triangles amoureux

Chronique de Louve
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L'innocence des bourreaux de Barbara Abel

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket
Nombre de pages : 336 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Dans une supérette de quartier, quelques clients font leur course, un jour comme tant d'autres. Parmi eux une jeune maman qui a laissé sa fille de trois ans seule à la maison devant un dessin animé. Seulement quelques minutes le temps d'acheter ce qui manquait pour son repas.
Parmi eux, un couple adultère, parmi eux une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s'il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent...
Des gens normaux, sans histoire, ou presque.
Et puis un junkie qui, à cause du manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé pour récupérer quelques dizaines d'euros. Mais quand le braquage tourne mal et que, dans un mouvement de panique, les rôles s'inversent, la vie de ces hommes et femmes sans histoire bascule dans l'horreur.
Dès lors, entre victimes et bourreaux, la frontière est mince. Si mince...


Lien l'innocence des bourreaux sur le site de l'éditeur 


Ce roman est un vrai coup de coeur ! :amour: Pour moi il est parfait du début à la fin !

Pour résumé l'histoire,  un jeune homme en manque de drogue et d'argent décide de braquer une supérette pour pouvoir acheter une dose. Dans ce magasin se trouve le caissier, une vielle femme et son aide ménagère, un couple adultère, une mère et son adolescent et une jeune mère de famille qui a laissé son fils seul juste le temps d'acheter des couches. Nous allons donc suivre le braqueur et les otages.
Les chapitres du roman sont en faite le point de vue de chaque personnage sur ce qui arrive, à eux ou aux autres. Cela permet de connaître un peu plus leur vie, leur passé et de comprendre pourquoi ils agissent comme ils le font. Chaque personnage a une personnalité différente, des intentions différentes et donc un comportement spécifique.
L'évolution de certains personnages laisse bouche bée, jamais je n'aurai pu deviner leurs intentions ou certaines de leurs pensées. Et comme on dit "l'habit ne fait pas le moine".

Comme l'histoire se passe en huis clos on pourrait se dire que ça peut tourner en rond et être ennuyant. Mais l'auteure a réussi à créer de tels personnages que je suis resté en haleine du début à la fin, en m'imaginant moult scénarios mais en étant toujours surprise de la tournure des événements.

C'est le genre de roman qui nous fait réfléchir, comment est ce que l'on aurai réagi fasse à ce braquage et ce qu'il se passe ?

C'est un thriller comme je les imagine, trépidants, laissant aucune minute de répit, touchant et surprenant !

Je vous conseille à 100% ce roman !

Chronique de Tica Yuna
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Les Fauves de Ingrid Desjours

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket
Nombre de pages : 448
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Ambitieuse et sans concession, la belle Haïko est à la tête d'une ONG luttant contre le recrutement de jeunes par l'État islamique. Ses méthodes plus que radicales et son goût pour le feu des projecteurs ont fait d'elle une proie de choix pour les extrémistes de tous bords. Et surtout, la cible d'une terrible fatwa : " Torturez-la ! Violez-la ! Tuez-la ! " Vétéran de l'Afghanistan reconverti en garde du corps, Lars a survécu à l'enfer des geôles talibanes et porte en lui les séquelles d'une détention qui l'a traumatisé. Seules sa foi et ses valeurs font rempart contre ses démons. Quand Haïko l'engage pour la protéger, Lars a un mauvais pressentiment. Que peut-il seul face à des tueurs fanatiques ? Pire, sa cliente est-elle vraiment ce qu'elle prétend être ? Dans cet univers où règnent paranoïa et faux-semblants, Haïko et Lars se défient et se fascinent tels deux fauves prêts à se sauter à la gorge, sans jamais baisser leur garde. Car le pire prédateur est celui qui aura su vous apprivoiser... 



Lien de Les fauves sur le site de l'éditeur

Sauver les adolescents de la radicalisation et les empêcher de partir en Syrie risquer leur vie et embrasser une existence faite de violence ,de tristesse et de malheur, voilà le but d'Haiko. La jeune femme a créée une association pour les protéger d'eux-mêmes. Sa méthode peu conventionnelle choque parfois l'opinion publique, mais Haiko s'en moque éperdument. Les parents de ces enfants lui font confiance et lui donnent leur accord pour qu'elle intervienne, kidnappe ces victimes perdues et les cachent pour qu'ils reprennent le droit chemin loin de l'islam radicale et de ses partisans. Une méthode musclée certes, mais qui semble faire ses preuves. Jusqu'à ce qu'une annonce tombe : Haiko est visée par une Fatwa. Les terroristes cherchent à l'éliminer parce qu'elle gène leur recrutement. Sa mère, grande journaliste, lui trouve très vite un garde du corps pour la protéger jour et nuit en la personne de Lars, un ancien militaire qui a subi un choc post-traumatique assez conséquent, après avoir passé des mois en tant qu'otage auprès des talibans. Un souvenir dont il ne parvient pas à se défaire, lui dictant sa nouvelle vie.

Mais entre Haiko et Lars la tension est à son comble. Lorsque deux fauves se rencontrent, tout n'est que brutalité, défi et désir caché. Qui des deux cachent le plus lourd secret ? Qui des deux craquera avant l'autre au point de détruire tout ce en quoi il a toujours cru ?

Les fauves est un excellent thriller. J'avoue avoir été captivée du début à la fin malgré une histoire trop proche de notre actualité, histoire donc qui pourrait empêcher certains lecteurs de l'apprécier totalement. Ici, on fait la connaissance d'une journaliste, Haiko qui se bat pour protéger les adolescents de Daesh et qui se retrouve en danger par ces mêmes terroristes qu'elle tente d'affronter avec ses propres armes. Lorsque sa meilleure amie se fait assassiner en pleine rue par un motard qui la crible de balle de Kalashnikov, le danger se veut plus proche qu'elle ne l'imaginait. Sa mère ne peut se résoudre à la laisser seule face à cette menace imminente et décide d'engager des gardes du corps pour la protéger et éviter qu'elle ne subisse le même sort. Et c'est là que Lars entre en jeu.

On assiste à un duo explosif qui semble ne pas réussir à cohabiter. Haiko qui n'en fait qu'à sa tête, qui semble cacher trop de secrets et garde en elle de profondes blessures qui l'empêche d'être heureuse. Une femme blessée dans son âme, torturée et qui ne trouve de réconfort que grâce aux ébats violents qu'elle entretient avec de parfaits inconnus rencontrés sur des sites internet. Point de sentiment, point d'attache, juste du sexe pour peut-être penser qu'elle est bien vivante. Haiko qui lutte pour sauver des jeunes, contraste avec sa propre enfance qu'elle n'a pas pu sauver, perdant trop de proches. Cette femme, bien seule finalement, qui se montre parfois détestable et imbue d'elle-même. Qui ne prend pas pour argent comptant les menaces qu'on profère à son encontre. Elle joue avec le feu et semble aimer cela. Mais voilà, sa personnalité est si troublante qu'on en arrive à douter de la véracité de cette menace qui plane comme une épée de Damoclès. Est-elle vraiment en danger ? Coup de projecteur non assumé pour son association ou véritable danger qui la guette tapie dans l'ombre ?

Mais Haiko n'est pas la seule a nous troubler. Lars aussi. Cet ancien militaire sans cesse sous l'emprise de drogue pour tenter d'apaiser ses pensées sombres cache aussi un secret. Revenue d'une mission en Afghanistan qui l'a complètement détruit, Lars est effrayant. Fort, imposant, sombre, sans cesse sur le qui vive avec les gens autour de lui, il effraye et intrigue à la fois. Qu'a-t-il vécu de si horrible pendant son séjour chez l'ennemi, enfermé avec son coéquipier ? Quelque chose de sombre, de franchement dégueulasse et dégradant et là on comprend de suite les états d'âmes de ce mec imposant et pourtant fragile. L'auteur va loin dans l'horreur, mais une horreur réelle et possible, comme on en découvre si souvent aux informations.

Le thriller se veut efficace et intense. On ne sait plus qui croire ni de qui se méfier. Beaucoup de personnages suspects et étranges gravitent autour de Lars et de Haiko et lorsque nos deux fauves décident de s'affronter, c'est violent et intense et c'est à celui qui fera le plus de mal à l'autre. Quand Haiko et Lars finissent par se haïr c'est l'ennemi qui se frotte les mains, prêt à frapper avec violence jusqu'à un final qu'on ne voit pas venir et qui nous laisse bouche bée. Efficace et bien montée, ce thriller fait partie de ceux qui sont fort plausibles et qui effrayent d'autant plus.

Si j'avais su me tromper autant sur Haiko et sur Lars je n'y aurais pas cru, mais il y a bien un troisième pion dont j'ai vu le sort arriver bien trop vite à mon goût grâce à de nombreux éléments disséminer ici et là pour orienter le lecteur vers un ennemi potentiel quoique surprenant...

Le thème de la radicalisation, du terrorisme est exploité de manière effrayante car plausible. L'auteur semble en savoir long sur ce combat difficile qu'on mène depuis tant d'années. L'intrigue ne cherche pas à en mettre plein la vue et pourtant nos deux fauves ne cessent de nous étonner. On les hait, on les admire, on les adore. C'est complexe et bien menée par l'auteur qui dresse des portraits pointus et très ambiguës. Qui est le véritable monstre dans ce roman déroutant ?

Voilà un roman qui m'aura marqué et malgré les situations et faits évoqués plaira sans nul doute à de nombreux lecteurs. Me concernant c'est un coup de cœur !

Vous y trouverez :
- Du terrorisme et son lot de victime
- Un sujet fort sur la radicalisation
- Un roman à la bodyguard mais qui prend un tout autre tournant que le film culte
- De la violence brute et efficace pour vous toucher en plein coeur

Vous ne trouverez pas :
- De bisounours.
- De romance
- De gens totalement bons et gentils.

Chronique de Louve
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La famille St. John, tome 2 : L'amour en 10 leçons de Sarah Maclean

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai Lu (Pour elle - Aventures & Passions)
Nombre de pages : 406 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Désigné par une gazette féminine comme la proie idéale pour les débutantes en mal d'alliance, Nicholas St. John décide de fuir Londres. Alors pourquoi ne pas en profiter pour aider un ami ? Georgina, la sœur du duc de Leighton, s'est enfuie et demeure introuvable. Nicholas accepte de se lancer à sa recherche. Son enquête le conduit dans un village du Yorkshire où il fait la connaissance de lady Isabel Townsend, qui requiert ses talents d'expert en antiquités. Une femme pour le moins surprenante, qui gère son domaine d'une poigne de fer et ne tarde pas à lui tourner la tête, mais qui semble cacher bien des secrets...





Le premier tome de la famille St.John était sympa à lire et forcément, j'étais intriguée par le second opus. Point de surprise, c'est une romance assez sympathique mais dont le cheminement rejoint beaucoup le précédent ou les autres titres du genre. La plume de l'auteur est très agréable et sympathique et permet une certaine immersion à l'époque décrite où les femmes n'avaient qu'à bien se tenir. Mais comme dans 95 % des romans de cette collection, l'héroïne est une vraie rebelle qui ne se laisse pas faire !

On découvre donc Nicholas St.John, frère de Gabriel St John, héros de l'amour en 9 défis. Ce dernier tente de fuir la gente féminine qui cherche par tous les moyens à le séduire à cause d'une gazette qui le décrit comme le célibataire le plus en vogue du moment. Dès l'instant où l'on propose à Nicholas de retrouver une jeune femme qui a disparu, ce dernier voit là un excellent moyen de se faire discret pendant quelques semaines, le temps pour que ses fans l'oublient petit à petit. Un peu cliché, forcément le héros est beau, bien fait de sa personne et riche. Tout ce que les femmes espéraient autrefois (en général).

Le schéma reste assez classique et superficiel en fin de compte, on a peu de surprise et les quiproquos vont forcément tout faire foirer en fin de roman alors que nos héros finissent par succomber l'un à l'autre. Nicholas rencontre Isabel tandis qu'il cherche la comtesse Georgina. Comble du sort, la jeune comtesse se cache chez Isabel ainsi que bien d'autres femmes qui toutes fuient quelqu'un ou quelque chose. Un refuge pour femme tout simplement et c'est le point fort du roman. Le petit détail qui lui apporte une dimension particulière. Les femmes se camouflent en homme pour masquer leur présence, elles ne souhaitent pas être retrouvées et préfèrent de loin agir comme des hommes plutôt que de retourner à leur vie d'avant. J'ai beaucoup aimé suivre les histoires différentes, même si certaines héroïnes sont mise de côté au profit de la romance centrale entre Isabel et Nicholas.

Parce qu'Isabel est une femme courage au tempérament de feu et qui ne mâche pas ses mots, très vite elle intrigue Nicholas qui pourtant fuit aussi les femmes. Son vécu amoureux lui a laissé une empreinte indélébile et depuis, il ne souhaite plus s'approche d'elles, de peur de souffrir à nouveau. Mais voilà qu'une femme impétueuse et assez farouche ne semble pas très sensible à son charme et c'est la première chose qui va lui plaire. Isabel ne cherche absolument pas un époux malgré les énormes difficultés financières auxquelles elle fait face.

La romance se veut simple et très douce et Nicholas va petit à petit apprivoiser Isabel qui ne semble pas vouloir d'un homme dans sa vie, la faute à un père maintenant décédé qui l'a trop souvent parier au jeu. Nicholas a de la prestance et du charisme et j'ai apprécié ce personnage malgré le fait qu'il soit bien trop lisse à mes yeux. Aucun d'eux ne possède de gros défauts, leur perfection nous saute aux yeux nous brûlant bien vite la rétine. Ceci dit, les scènes érotiques sont peu présentes et très bien amenés de quoi ravie les lectrices amatrices de belles romances historiques.

En bref, une romance bien écrite et qui malgré son manque d'originalité et des personnages trop lisses saura sans nul doute faire battre le coeur de nombreuses lectrices.

Vous trouverez :
- Une héroïne qui n'a que faire des conventions
- Un héros qui tente de fuir la gente féminine, trop collante pour lui.

Vous ne trouverez pas :
- De défauts chez les héros. Ils sont tous parfaits.
- D'originalité. Tout reste classique du début à la fin pour les lecteurs habitués aux romances historiques.

Chronique de Louve
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Le retour de l'oiseau tonnerre tome 1 : l'éveil de Anne Robillard

Année d'édition : 2016
Édition : J'ai lu
Nombre de pages :
Public visé : Jeunesse
Quatrième de couverture : Logan McEwan mène une existence banale jusqu'au jour où il se retrouve subitement propulsé dans plusieurs de ses vies antérieures. Il prend alors contact avec Rain, un puissant médium, qui l'aide à remonter le fil de son histoire jusqu'à sa toute première incarnation. De la légendaire Atlantide en passant par l'Égypte antique, la Mésopotamie, ou encore la Chine et la Scandinavie, Logan a traversé nombre d'épreuves dans un unique but... Mais lequel ? Le premier volet d'une mystérieuse quête qui pourrait bien être aussi la nôtre...







Je dois avouer que j'ai été très déçu par ce roman. Je ne connaissais que de nom l'auteur et je m'attendais à quelque chose d'un peu plus fourni.

Logan, trentenaire divorcé, travaille dans un atelier de réparation électronique. Il partage son temps entre son travail, son ami John et sa fille de 16 ans qu'il voit de temps en temps.
Un soir, alors qu'il effectue des heures supplémentaires, il fait un rêve éveillé, et se retrouve dans le corps d'un vieil indien. Les visions se multiplient, il en parle à son ami qui lui conseille une médium, Rain. Celle-ci lui enseigne comment entrer en contact avec des êtres surnaturels qui ont le pouvoir de lui faire revivre ses anciennes vies. Le but étant de se détacher de son "ego" et se rappeler toutes les leçons que son âme a apprises afin de devenir un chef digne de ce nom. 

J'ai été déçu car malgré que ce soit bien écrit, les personnages sont trop lisses, tout est trop fluide, tout se déroule sans problème. Logan malgré un esprit très cartésien accepte très vite ces visions et le fait qu'il est destiné à devenir un chef pour sauver le monde.
Le roman est une succession de ses vies antérieures afin de se remémorer les leçons enseignées. C'était sans passion, plutôt fade.

J'ai trouvé que c'était un peu l'apologie du karma, et de l'hindouisme. Les personnages sont parfaits, ils agissent de manière irréprochable, et du coup on ne s'attache à aucun d'eux.
Je remercie Louve du forum Mort-sûre ainsi que les éditions J'ai Lu pour ce partenariat

Chronique de Distact
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